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| jean (02) * 03/09/2016 01:10 |
re : Fumée bleue à l'échappement |
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| Bonjour Michel, je me suis longtemps posé la question : pourquoi la pression mesurée est-elle supérieure au taux de compression (rapport volumétrique). Il s'agit uniquement de l'augmentation de température due à la compression et rien d'autre. On entend tout et n'importe quoi à ce sujet. Les explications de certains concernant l'ouverture et la fermeture des soupapes est incohérente. C'est même le contraire, le fait que mécaniquement on ne puisse pas fermer une soupape instantanément au PMB pour une compression parfaite et qu'elle reste ouverte encore quelques temps durant la phase de compression, (en supposant même que le cylindre soit parfaitement rempli d'air) suffirait à lui seul pour justifier une pression finale moins bonne qu'en théorie. Si le remplissage était parfait et s'il n'y avait pas d'augmentation de température à la compression, on mesurerait une pression égale au taux de compression dans le cas d'une étanchéité parfaite. J'ai trouvé la solution sur le site suivant : http://hlbmatos.free.fr/Compresseurs/Compression%20de%20l'air/COMPRESSION.htm Lire ce qui est écrit dans l'exemple 1 du chapitre "chaleur dégagée ou absorbée". On y lit que dans le cas d'une compression à un rapport volumétrique de 8 bars "absolu" ( je suppose qu'ils veulent dire par là : taux de compression sans élévation de température), la température est en fait multipliée par 1,72 (en degré Kelvin bien évidemment). Donc, de 293°K elle passerait à 504°K, donc elle passerait de 20°celcius à 231°Celcius ! Étonnant non ? (on comprend mieux pourquoi un diesel s'auto-allume) Bon, vu le volume d'un cylindre, environ 0,3 L , ça ne concerne qu'une masse de 0,3g s'il n'y a pas d'essence dedans et vu le temps de remontée du piston à la vitesse d'un démarreur, je suppose que la température de 231° n'est pas atteinte car ces 0,3g d'air vont vite refroidir. Bref, étant donné la relation PV = nRT appliquée au petit volume restant après compression, une multiplication de 1,72 de la température entraine une multiplication de 1,72 de la pression, V,n,R étant constants par ailleurs. Donc le 8 bars devrait se transformer en 8x1,72 = 13,76 bars. Ce qui est loin d'être le cas vu le remplissage imparfait du cylindre et échange thermique avec les parois comme évoqué plus haut. Conclusion, il y a tellement de paramètres influant sur la vraie compression finale, celle-ci ne se calcule pas mais se mesure. Bon, je suis content d'avoir enfin trouvé ce site, ça fait longtemps que je m'interrogeais à ce sujet. J'espère avoir été clair. Jean |
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