![]() |
Amicale Spitfire Bienvenue sur Cyberspit ! Ce forum est réservé aux discussions autour des Triumphs. Lisez-moi |
|
| Retour au fil de discussion |
| |
| Jeoire 11/10/2017 04:33 |
re : Morges |
|---|---|
| Ha ha, elle aura fait parler d'elle cette Mk3 Union-Jack ! J'avais promis un compte-rendu : « Or donc, il était une fois ... Deux Spit Mk3, montées de quatre spitouistes, qui s'étaient retrouvées sur un parking à côté de Neuilly (-lès-Dijon : j'ai dit des Spit, pas des Rolls). à€ six heures et demie et deux degrés, la nuit était frisquette, ce qui ne les empêcha pas d'attendre patiemment leur collègue 1500 qui avait un peu de retard (la faute à une moderne qui n'avait pas voulu démarrer). Cinq minutes et autant de kilomètres plus tard, c'est une autre 1500 qui les rejoignait à une station d'essence, et toutes quatre prirent donc joyeusement la route de la Suisse. Laquelle route est, comme chacun sait, plate et humide : conditions idéales pour un brouillard à couper au couteau, qui ne manqua pas de signaler sa présence. Ce qui tombait bien : comme chacun sait, le brouillard, c'est vivifiant, aussi les trois quarts des équipages roulaient-ils décapotés. On peut espérer que c'est le brouillard, justement, qui fut responsable du passage par un sens interdit : le GPS n'avait pas vu ... Il en alla ainsi jusqu'au pied des montagnes, à Poligny, où était prévue une pause café (long, pas court) - boulangerie. L'occasion de recevoir les félicitations des autochtones, lorsque soudain, retentit un cri aigu : «Youhou !! » ... c'était une rombière en Aston DB10, qui trouvait Spiterman et sa spit à son goût ! Le quiproquo désamorcé - et une paire de mitaines prêtées à Serge, dont les mains prenaient une belle nuance de bleu - nous avons repris la route, avec de beaux lacets tout en montées, paradis des 1500, entrecoupés de plateaux où les Mk3 pouvaient reprendre leur souffle. La route défila sans pause, via les magnifiques gorges de la Lemme, puis Champagnole, Morbier ... et un douanier, au taquet pour arrêter la première voiture qui lui tomberait sous le nez : voyant arriver l'escadrille des Spit, le gabelou fit signe de passer. Ensuite, Morez, sans arrêt, et arrivés aux Rousses, hop ! Bifurcation pour la vallée de Joux, par une route à peine assez large pour permettre de faire passer une Spit. Le soleil était au rendez-vous, et le premier village après la frontière fut l'occasion d'un nouvel arrêt pour récupérer un cinquième larron, en 1500 à simple Weber. L'occasion de décapoter, aussi, pour certains, ou de ranger les bonnets pour d'autres, avant de grimper la jolie route du Marchairuz, où nous attendaient, comme chaque année, les vaches en transhumance. Bien encadrées de tout les paysans du lieu, et de quelques touristes, les braves bêtes sont ornées d'énormes colliers garnis de hauts bouquets : l'effet est des plus pittoresques (et les souvenirs sur les bas de caisse sont gratuits !). Le sympathique cortège s'étant écarté pour laisser passer les chevaux-vapeur, le passage du col fut l'occasion de la pause habituelle, au son des cors des Alpes qui attendaient les bêtes. Chacun reposé, et les derniers frileux enfin décapotés, c'est la descente vers le Léman, dans des paysages toujours aussi beaux. Le problème des descentes, c'est qu'on y freine : d'où souci quand une des Mk3 de queue subit un blocage de plaquettes ... Arrêt sur le bas côté, envoi d'une 1500 en vedette pour rameuter l'avant-garde, regards courroucés d'Helvètes outrés de voir des Français garés hors d'un emplacement officiellement prévu ... Mais freinant scrupuleusement dès la vue du triangle. Quelques coups de marteau et de dégrippant plus tard, c'est reparti : un rapide passage à Bière, pour le plaisir du nom, et voici Morges. Une Spit suisse prend la file derrière les Français ; l'organisation, en jaquette et haut de forme, est bien ennuyée de voir arriver à cette heure un groupe à garer ensemble. Un policier est donc mobilisé pour gérer un placement en épi, entre des statues et en plein soleil ! Oubliés les 2° du matin, il fait presque 20, on se promène en chemise. Le lac et les palmiers prennent des faux airs de Riviera, où ne déparent pas les dizaines de Triumph, d'Aston, de Bentley ou de Jaguar qui s'exposent tout au long de la jetée, dans les rues avoisinantes, et partout dans le parc - l'organisation n'hésitant pas à les faire stationner sur les pelouses et les massifs, interdits aux piétons. Partout, débauche de superbes carrosseries, de capots longs comme un jour sans Spit, de chromes briqués, et de roues à rayon. Quelques phares Lucas brillent comme des miroirs, mais peu d'avant-guerre cette année. Jaguar est à l'honneur : au milieu d'une débauche de XK 120, 140 et 150, de MkII, de type E et de XJS, trônent deux superbes SS 100. L'une, au moins, est visiblement venue de Lucerne par la route. Quelques autres Spit çà et là , dont une déguisée en Union Jack, et une Mk3 (sans feux de recul) munie d'un hard-top SAH. Après un petit raté pour l'heure du rendez-vous du déjeuner, les amicalistes se sont retrouvés au milieu de leurs bêtes pour un déjeuner dans la plus pure tradition bourguignonne : blancs (une demi-bouteille par personne, merci Serge !), rouges (ah, ce Givry !), et pour finir, le ratafia qui allait bien. Sans oublier un délicieux jambon persillé ... Burps, que c'était bon ! Vint ensuite l'heure de la séparation : suite à un petit quiproquo, les uns s'étaient préparés à partir tandis qu'un autre (moi, évidemment : qui d'autre eusse été aussi à l'ouest ?) était parti faire des photos pour cuver tranquillement. Quiproquo sans conséquence, heureusement, puisque le distrait fut contacté par des amis du coin, et profita un peu plus du beau temps suisse, tandis que les autres rentraient sans encombre jusqu'en Bourgogne. Et voilà !» |
(c) 2026 Amicale Spitfire
